An avian carrier's blog – Critiques Atom feed

  1. N°1 de la relation client (2010-12-05)

    Bouygues Télécom se targue d'être, pour la quatrième année consécutive, le numéro 1 du service clients en France pour la téléphonie mobile. Allons y, en tant que client, comment faire pour résilier une ligne téléphonique ?

    En cherchant sur le site web, après quelques clics, on trouve effectivement une information sous la forme d'une image :

    Image résiliation Bouygues

    On notera que ni l'adresse à utiliser pour l'envoi de la lettre recommandée ni le numéro à appeler pour obtenir son relevé d'identité opérateur (le RIO) ne sont disponibles sur le site WWW. Par contre, on peut demander à être contacté pour obtenir ces informations, et, en même temps, leur laisser l'occasion de tenter de nous convaincre de changer d'avis.

    J'ai fini par trouver l'adresse du service clientèle, mais ces obstacles dressés volontairement devant le consommateur qui veut simplement rompre un contrat comme il en a le droit m'écœureront toujours.

    Précision ajoutée suite à la suggestion de Erwan Arzur : voici l'adresse que j'ai utilisée :

    Bouygues Télécom
    Service clientèle
    38218 VIENNE CEDEX

    Je ne suis même pas certain que cela soit la bonne, mais je leur fais confiance (ai-je tort ?) pour maintenir une certaine continuité de service.

  2. Heureusement, cela ne tue pas (2007-01-02)

    Comment peut-on écrire, surtout sur le site officiel d'une société, un tel ramassis de stupidités ? Petit extrait :

    C'est que l'audience du mouvement "logiciel libre" est étroitement dépendante de l'existence d'une base "populaire" de l'informatique. Non pas que ses militants se recrutent chez les utilisateurs de base, bien au contraire, mais cette utopie intelligente est en réalité, bien qu'elle s'en défende, la croisade pathétique des informaticiens dépossédés de leur pouvoir. Car au fond, qui pourrait avoir l'idée saugrenue de modifier le code source d'un programme ?

    Je n'arrive pas à comprendre qu'on ose afficher ces propos en 2007, alors qu'on observe maintenant depuis des années les problèmes causés par les logiciels propriétaires dont les ayants droit disparaissent ou ne souhaitent plus en assurer la maintenance. De même que qualifier le logiciel libre de « combat, politique, contre ni plus ni moins que le capitalisme, du moins appliqué au logiciel » relève d'une mécompréhension des motivations qui frise le ridicule. Heureusement, on sait que cela ne tue pas.

  3. ZATAZ ou l'information au rabais (2005-09-14)

    Je ne sais pas ce qui m’a pris le jour où j’ai rajouté ZATAZ Magazine dans mon lecteur RSS. À chaque nouvelle, je suis désespéré par le niveau d’imprécision de celui qui se veut « le premier magazine actualité décalé ».

    Prenons par exemple cet article. Un logiciel permettant de se promener de manière anonyme sur le réseau à partir d’un poste Microsoft Windows est soit disant « testé » par la rédaction. L’article insiste sur le fait que le logiciel « découvre les proxys ». Aucune précision n’est apportée sur la localisation des proxys : ont-ils été installés par l’éditeur du logiciel ? Utilise-t-il des proxys mal configurés sur Internet ? Utilise-t-il des proxys dédiés comme ceux du réseau The Onion Routing ?

    Rien n’est indiqué non plus concernant la suppression de certaines informations transmises par les navigateurs aux serveurs WWW, ni sur le filtrage éventuel des cookies et de Javascript. Tout laisse à penser que cela n’a pas été testé. Ce qui n’empêche pas l’auteur de l’article d’écrire «  GetAnonymous Professionnel permet vraiment de surfer dans un anonymat efficace. ».

    La cerise sur le gâteau arrive à la fin de l’article sous la forme de remarques machistes se voulant probablement drôles : «  Sept personnes ont testé le logiciel. Installation, mises en action, utilisation, désinstallation. Parmi les sept testeurs, deux dames, les épouses – dont une blonde ;) – utilisatrices lambda comme il en existe des millions sur Internet. ».

    C’est décidé, je retire ZATAZ de ma liste de lectures.

  4. Moi ? Lire ? (2005-06-15)

    Allez, avec quelques mois de retard, je cède à la proposition de Thomas, et me livre à ce jeu-ne-sais-quoi-d-indiscret.

    1. Combien lisez-vous de livres par an ?

    Ça dépend à quelle échelle on regarde. L’année dernière, plusieurs par semaine, donc quelques centaines. Cette année, le rythme a baissé, je dirais 3 par mois, ça nous en fait une petite quarantaine.

    2. Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

    « Citizen You! Helping your government help itself », de Mike Loew, Joe Garden et Randy Ostrow. Les sous-titres sont alléchants : « The Ultimate Patriotic Handbook: Defend Freedom™ in the homeland, Find out if your neighbors are in al-Qaeda, How to close your small business, What will happen to you if you touch yourself “down there” ».

    Je l’ai trouvé à la librairie « City Light Books » de San-Francisco, une véritable caverne d’Ali-Baba regorgeant de libres alternatifs. Ce livre, trouvé par les douaniers lors de la fouille au retour, m’a d’ailleurs valu de rester quelques instants supplémentaires. Ils n’ont pas eu l’air de trouver ça drôle.

    3. Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

    « Le monde d’Albert la Panthère » de Maryse Marpsat et Albert Vanderburg. Ce livre raconte l’histoire d’Albert, un homme cultivé et curieux d’une soixantaine d’années qui a choisi de vivre sans domicile fixe à Honolulu (Hawaï) et qui racontait son histoire sur un blog en utilisant les machines de l’université locale. Le livre a du mal à démarrer, ressemblant à une étude sociologique (ce qu’il est), mais une fois le rythme installé il devient plaisant à lire.

    4. Listez cinq livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.

    « Les fourmis » de Boris Vian. J’adore cet auteur, j’adore cette nouvelle. Je la recommande à tout le monde sans aucune hésitation.

    « Dune » de Frank Herbert. D’accord, c’est tout un cycle, mais il se lit d’une traite. L’histoire ne s’essoufle jamais, le lecteur est tenu en haleine du début à la fin. Et c’est la personne que j’aimais qui me l’a fait découvrir et m’a poussé à le lire. En fait, elle a élargi le champ de mes lectures en y ajoutant la science-fiction de la fantasy, catégories dont je ne parvenais pas à percevoir l’intérêt.

    « Baudelaire intime, le poète vierge » de Nadar. Ce n’est pas le plus grand livre du monde, mais il compte pour moi. J’ai été marqué par la citation de Baudelaire, faite dans un jardin d’enfants, « La cervelle des petits enfants, ça doit avoir comme un petit goût de noisette. ». La difficulté à trouver ce livre à l’époque, que je voulais absolument offrir à la personne que j’aimais, lui donne à mes yeux une saveur toute particulière.

    « Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos. J’ai été séduit par la perversité des personnages et par celle qui m’a offert le livre.

    « Thinking Forth » de Leo Brodie. Ce n’est pas tant un livre d’informatique qu’un livre de méthodologie. Il apprend à penser simplement. Il est le pendant moderne du « Discours de la méthode » de Descartes.

    Ces choix sont très classiques. J’aurais aimé cité des auteurs exotiques que personne ne connaît. Mais je me contenterai de ceux-ci.

    5. À qui allez-vous passez le relais (trois personnes) et pourquoi ?

    • À Nadine, parce que j’en ai envie tout simplement.
    • À Artefact, parce qu’elle a ouvert son blog hier et qu’il n’y a pas de raison qu’elle ne passe pas à la casserolle.
    • À Justine, qui en plus d’écrire doit probablement savoir lire.
  5. Les Yes Men (2005-04-10)

    Je viens de lire « les Yes men – Comment démasquer (en s’amusant un peu) l’imposture néolibérale », de Andy Bichlbaum et Mike Bonanno. Les deux comparses racontent comment, de fil en aiguille, ils ont réussi à se faire passer pour des représentant de l’OMC et à se faire inviter dans divers débats.

    Ils en ont profité pour caricaturer la position de l’OMC, sortir une bite géante permettant de contrôler depuis un pays occidental les ouvriers venant des pays du tiers-monde, et cela dans la quasi-indifférence générale : le public, composé de cadres dirigeants et représentants de gouvernements, ne bronche pas, quels que soient les excès.

    Le livre est agréable à lire, agréable à feuilleter, le tout dans un format original. Je n’en ferai pas mon livre de chevet, mais j’ai passé un bon moment.