Heureusement, cela ne tue pas

January 2nd, 2007 by Samuel Tardieu

Comment peut-on écrire, surtout sur le site officiel d’une société, un tel ramassis de stupidités ? Petit extrait :

C’est que l’audience du mouvement “logiciel libre” est étroitement dépendante de l’existence d’une base “populaire” de l’informatique. Non pas que ses militants se recrutent chez les utilisateurs de base, bien au contraire, mais cette utopie intelligente est en réalité, bien qu’elle s’en défende, la croisade pathétique des informaticiens dépossédés de leur pouvoir. Car au fond, qui pourrait avoir l’idée saugrenue de modifier le code source d’un programme ?

Je n’arrive pas à comprendre qu’on ose afficher ces propos en 2007, alors qu’on observe maintenant depuis des années les problèmes causés par les logiciels propriétaires dont les ayants droit disparaissent ou ne souhaitent plus en assurer la maintenance. De même que qualifier le logiciel libre de « combat, politique, contre ni plus ni moins que le capitalisme, du moins appliqué au logiciel » relève d’une mécompréhension des motivations qui frise le ridicule. Heureusement, on sait que cela ne tue pas.

3 Responses to “Heureusement, cela ne tue pas”

  1. Lionel Bouton Says:

    En même temps, si on jette un coup d’oeuil à la description de la société, on comprend vite que le but n’est pas de décrire, mais de prêcher pour sa paroisse… Le peu du reste des articles que j’ai lu est sur le même ton : partisan.

    “CLVE, créée en décembre 2000, est un “think tank” capable de concevoir des innovations technologiques, de leur donner un cadre juridique permettant de capitaliser un patrimoine de droits de propriété intellectuelle et d’assurer la maîtrise d’oeuvre de leur développement.”

    source : http://www.clve.fr/societe.htm

  2. Zuzur Says:

    Oui le CV des dirigeant du “think tank” est éloquent :-)

  3. Muriel Says:

    Hmmm… ils semblent exprimer avec candeur (j’entends, sans douter d’eux, ce qui n’étonne pas vu des éléments de CV en effet ;-) ) ce qu’ils ont cru voir et comprendre (mal, certes). Je ne serais pas étonnée que ce texte date des alentours de 2000 et qu’ils aient à un moment donné été en contact avec des personnes mal dans leur peau instrumentant le libre pour leurs propres pulsions/ambitions/obsessions/que sais-je — en tout cas c’est ce que pourrait refléter leur texte. Liberté d’expression => “heureusement ça ne tue pas” :-)
    (Au fait, ‘ayants-droit’ au pluriel)

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